Les 7 commandements de la méthode « Extraire la sève de l’arbre généalogique »

L’agence Projet-Histoire propose des solutions pour se réapproprier l’histoire de famille. Elles concilient des exigences éthiques avec la nécessité de conserver une rigueur historique.

La méthode Extraire la sève de l’arbre généalogique™ fait partie de ces solutions pour se réapproprier l’histoire de famille.

Elle est plus particulièrement destinée aux généalogistes qui souhaitent approfondir leurs recherches afin d’obtenir le récit d’une véritable histoire de leur famille.

Voici les 7 piliers cette méthode :

1 – Il est légitime de se réapproprier son histoire

Il est important pour les uns, intéressant pour les autres, et légitime pour tous, de chercher à en apprendre sur ses origines ou son ascendance.

De découvrir ses ancêtres, et, plus largement qu’une addition d’ancêtres.

De prendre la mesure de l’identité familiale sans cesse renouvelée qu’ils ont forgée avec d’autres intervenants.

En effet, tous ces éléments pèsent pour partie, à des degrés variables, mais dans une part irréductible, dans ce qui a pu nous façonner.

2 – Une exigence de vérité et de transparence

Dès lors, la découverte d’un passé familial ne doit pas être entachée de déformations ou d’occultations (involontaires), ni de simplifications ou d’hallucinations dues à une utilisation inappropriée ou non pertinente de l’Intelligence Artificielle.

Il faut impérativement éviter le risque de partager et d’assurer la transmission d’un passé familial sélectif ou erroné.

La reconstitution d’une histoire de famille doit dès lors se conformer aux exigences de la pratique historique, à commencer par s’imposer l’impartialité et tendre vers l’objectivité.

3 – L’histoire d’une famille ne peut exister qu’à travers un récit

Cette histoire familiale ne peut être réduite à une compilation de données dont on n’aurait pas exploré les interactions et que l’on aurait rassemblées selon l’un ou l’autre critère arbitraire de lieu, de métier, … La transmission d’une histoire de famille serait d’ailleurs réduite à peau de chagrin si elle se limitait, d’une manière ou d’une autre, à un tel transfert de données brutes auxquelles on ne peut proposer un sens.

Dès lors, une histoire familiale se découvre dans sa richesse et ses nuances, dans son évolution et ses articulations qui la rendent irréductiblement unique.

Elle ne peut donc prendre et faire l’objet d’une appropriation qu’à travers un récit. Ce récit évoque le passé familial d’une manière qui valorise le résultat d’une histoire qui a pu être reconstituée à la faveur du métier d’historien.

Le succès de la diffusion (ou de la transmission) de ce récit est lié à la façon dont on choisit d’adapter les résultats d’un travail de reconstitution à l’adresse d’un public ou de plusieurs publics. Ce succès dépend dès lors de l’angle d’approche et du support qui se combinent pour s’adapter au mieux au public visé.

4 – L’histoire d’une famille diffère de l’histoire de la famille

L’histoire de la famille en général est un thème déjà bien exploré dans l’historiographie.

Elle livre notamment une série de modèles interprétatifs utiles pour observer la manière dont ceux qui nous ont précédés concevaient leur place dans le cadre familial selon les époques, les lieux ou les milieux sociaux.

Mais ce thème de l’histoire de la famille en général reste un cadre de référence assez général. Il n’offre aucune piste directement exploitable pour décliner le passé d’une famille à partir des individus qui le façonnent.

5 – La nécessité d’une histoire familiale bien calibrée

C’est à la pratique d’une histoire familiale bien calibrée qu’il appartient d’assurer la reconstitution d’un passé

Il faut donc bien mesurer les contributions mais aussi les limites de ce qui est à notre disposition pour retracer et transmettre une histoire de famille.

Tout cela impose de suivre une méthode adéquate qui tire le meilleur parti de ce qui peut être mobilisé à travers l’histoire (de famille) et des apports de ses sciences auxiliaires (à l’exemple de la généalogie).

6 – L’histoire d’une famille est à la fois plus approfondie et plus restreinte qu’une recherche généalogique

La généalogie constitue un formidable outil de découverte pour retrouver des traces directes d’ancêtres.

Mais sa préoccupation concerne les filiations (même si le principe d’une recherche généalogique peut aussi par exemple être appliqué à celui d’une habitation). Pour ce qui est de retracer l’histoire d’une famille, cette préoccupation bien légitime présente une série de limites.

Conformément à sa vocation, la généalogie s’intéresse logiquement aux ancêtres qui animent le passé familial. Du point de vue de l’histoire familiale, des opérateurs généalogiques (outils de recherches et d’exploitations, bases de données, …) fournissent des ressources indispensables mais limitées.

La pratique généalogique rassemble en effet une série de sources historiques directement reliées à des ancêtres sans que l’on puisse d’ailleurs s’assurer qu’elle utilise l’ensemble de la panoplie des sources historiques qui se rapportent directement à cet ancêtre. Parmi ces sources historiques, elle donne fréquemment l’impression de privilégier des sources écrites et, parmi celles-ci, des archives officielles ou des sources de presse, ou des photographies.

L’histoire d’une famille fait également intervenir des personnes et des événements qu’une enquête généalogique ne peut détecter car ils sont étrangers à la famille ou ne sont pas mentionnés dans des sources généalogiques.

Il est impossible de présenter un récit d’histoire familiale qui mettrait en scène une masse impressionnante d’individus comme c’est observable sur un arbre généalogique très fourni. Un tel récit serait incompréhensible. Il ne pourrait d’ailleurs se construire en raison d’informations très lacunaires souvent relatives à des ancêtres plus anciens et n’aurait guère de sens si une série d’ancêtres n’ont pas la moindre interaction entre eux. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la constitution d’un livret généalogique ne constitue pas une histoire de famille.

L’histoire d’une famille fait aussi intervenir les contextes respectifs dans lesquels interviennent ceux qui y apparaissent. On ne peut se contenter d’ajouter quelques indications de métier ou d’histoire locale pour générer automatiquement une vie d’ancêtre. Il s’agit que ces contextes respectifs correspondent adéquatement aux aspects de la vie d’un ancêtre afin de pouvoir les faire interagir.

Conformément à sa préoccupation à l’égard des filiations, la généalogie considère principalement le renouvellement des générations selon la reproduction biologique ou les adoptions. Une histoire de famille s’intéresse aux interactions des personnes qui y apparaissent entre elles mais aussi, de manière intergénérationnelle, dans une interaction avec l’espace, dans leur rapport à une histoire plus large, ou selon le rythme d’évolution propre à la famille.

De ce fait, la reconstitution de l’histoire d’une famille recense une masse d’informations bien plus grande que l’addition des ancêtres choisis pour figurer dans l’histoire de la famille. Cette richesse offre des matériaux inestimables pour construire un récit.

7 – Ne jamais dépendre d’un seul outil ou d’une seule technique mais s’inspirer d’une méthode

En matière d’histoire de famille, avant d’utiliser un logiciel ou une application, il faut aussi savoir à quoi il peut servir et ce qu’il serait incapable de fournir.

C’est pourquoi il importe avant tout de savoir comment s’y prendre pour reconstituer une histoire de famille qui relève toujours du de l’unique et du « sur mesure ».

Cette approche échappe donc pour une part irréductible à une automatisation parfois standardisante, tout particulièrement lorsqu’elle exige un discernement et une empathie.

En savoir plus : présentation de la marche à suivre en téléchargement libre

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