Ce chiffre que chaque généalogiste professionnel devrait connaître

Projet-Histoire a calculé ce que devrait être votre recette mensuelle minimale :
  • Sur base d‘une interprétation raisonnable des chiffres disponibles.

  • Sans oublier des bonnes pratiques qui ont largement fait leurs preuves.

  • Avec 2 pistes pour déployer votre activité.

Notre calcul

Au départ : votre marché potentiel de base

30 % des Français sont d’une manière ou d’une autre

théoriquement susceptibles de dépenser pour des informations généalogiques.

Ce pourcentage correspond à 2 228 040 familles

(que nous limitons à celles avec avec enfants) (Insee 2014)

À noter que ces 30 % se disent « très intéressés » par la généalogie.

Il n’a pas été tenu compte de 40% des Français qui se disent « assez intéressés ». 

(source : sondage opinionway réalisé pour https://www.filae.com/  en novembre 2016 sur 1 000 personnes).

Actuellement, les généalogistes amateurs sont à 94 % disposés à dépenser en moyenne 347 € par an pour ce loisir. 

(source : sondage réalisé en mai 2019 sur 1 200 personnes par Laurent Monpouet de https ://www.genealogiepratique.fr/)

Le marché potentiel s’élève donc (théoriquement) à 347€

(dépense annuelle) X 2 094 358 (= 94 % des familles que nous avec enfants très intéressées)

= 726 742 087 € par an.

Ensuite : application d’un principe de prudence.

Cette dépense moyenne annuelle de 347€ se décompose :

  • à 59 % pour des dépenses entre 100 et 500 €/an 

  • à 4% pour des dépenses de plus de 1 000 €/an.

On sait par ailleurs que le marché de la généalogie :

  • est dominé par les sites payants de généalogie (Filae, Geneanet, MyHeritage, Ancestry…)Ils bénéficient de dépenses individuelles moyennes de 115€/an.

  • est très faiblement occupé par les généalogistes professionnels  qui ne récoltent des commandes que chez 1% des généalogistes amateurs.

On estime prudemment que les généalogistes professionnels :

  • pourraient (uniquement) élargir leurs commandes grâce aux 3 % restants des généalogistes amateurs qui dépensent plus de 1 000€ /an (soit 62 931 familles)

  • et que ces 3 % de généalogistes amateurs ont déjà par ailleurs dépensé pour des sites de généalogie payants (et donc en retranchant 115€ de leur dépense annuelle).

Les généalogistes professionnels sont donc en situation de réaliser un chiffre d’affaire global de 55 605 435€.

(Calcul :  62 831 familles X (1 000€ – 115€ = 885€) = 55 605 435€).

Or le nombre de généalogistes professionnels actifs en France (hors stricte généalogie successorale) peut raisonnablement correspondre à 200 exploitations.

(En partant d’une extrapolation raisonnablement optimiste

des données calculées sur :  https://www.cosson-genealogieblog.fr/2017/01/29/les-professionnels/)

Donc chaque généalogiste professionnel peut en moyenne augmenter respectivement ses commandes pour un montant de  4 634€ par mois durant les 5 années à venir.

(Calcul :  55 695 435/200), à diviser par (5 X12) = 4 634€).

Les deux leçons à tirer :

Première leçon : la nécessité de mieux vous adresser à votre public

Souvenez-vous que 4% des généalogistes amateurs dépensent plus de 1 000 €/an alors que seulement un quart d’entre eux recourt à des prestations de généalogistes professionnels.

Ce reliquat de 3% est le public le plus qualifié pour vous passer commande.

Il vous faut donc le faire glisser vers vos propres prestations.

  • En réalité, votre défi consiste à tirer votre épingle du jeu parmi les autres dépenses importantes des généalogistes amateurs ; 

  • Hormis les sites de généalogie, il s’agit principalement des dépenses en magazines, livres ou logiciels ainsi que pour des recherches en archives.

Or de nouvelles pratiques sont destinées à rencontrer le succès.

Il s’agit principalement des formations à distances.

Deuxième leçon : l’effet de levier des géants du marché de la généalogie.

Vous avez noté le succès de sites de données fournies contre abonnements payants (Filae, Geneanet, MyHeritage, Ancestry, …).

Quel est leur secret pour s’accommoder aisément de la présence de données accessibles gratuitement en ligne ?

Ces sites payants : 

  • ont transformé la généalogie gratuite en un premier pas encourageant qui conduit vers un abonnement payant ;

  • proposent au généalogiste une « expérience-client » bien plus qualitative que des formules gratuites.

Ce sont autant de sources d’inspiration pour adapter votre activité sans devoir vous confronter à ces géants. 

2 pistes pour déployer votre activité

Première piste : recyclez la généalogie gratuite à votre profit

Offrez du contenu avec des téléchargements gratuits sur votre site web !

Le contenu gratuit en ligne est utilisé lorsqu’on veut s’adresser à des clients potentiels qui ne vous connaissent pas mais s’intéressent à ce que vous pourriez leur fournir.

Inspirez-vous de cette technique du freemium.

En pratique – créez des contenus gratuits uniquement s’ils ont pour fonction de :

  •  démontrer votre savoir-faire particulier dans le domaine de la généalogie (encore mieux ! avec des témoignages de clients enthousiastes) ;

  • valoriser votre implantation locale ;

  • trouver de nouveaux clients en fournissant des versions gratuites de méthode qui montrent que des résultats peuvent être obtenus, mais incomplètes pour que l’on s’adresse à vous : expliquer ce que l’on peut trouver mais jamais comment (= la base du freemium !) ;

  • communiquer votre vision personnelle du métier.

Ces contenus gratuits ne sont pas des réalisations distribuées gratuitement !

À ce sujet, lire Quel est ce piège encore trop répandu parmi les généalogistes professionnels ?

Seconde piste : recyclez à votre profit l’expérience-client en matière de généalogie

Comment les grands sites payants de généalogie développent-ils avec succès une « expérience-client » ?

Non seulement grâce à des banques de données très fournies. 

Mais surtout car leurs applications supplémentaires visent à :

  • simplifier les recherches ; 

  • fournir aisément de premiers résultats ; 

  • enrichir le parcours du généalogiste en herbe ;  

  • et finalement l’assurer d’une auto-valorisation par ses propres découvertes.

Comment pourriez-vous à votre tour enrichir vos prestations d’une « expérience client » conforme à votre savoir-faire et bien sûr à votre éthique ?

Cette notion d’expérience client est fondamentale.

D’ailleurs, nous la pratiquons en permanence après l’avoir mise au point dans le secteur de l’histoire.

Commencez déjà par exemple à identifier ce qui a le plus de valeur dans ce que votre client attend de votre recherche généalogique :

  • une formule ludique ou de co-création,

  • une présentation participative,

  • le statut du « gardien » de la mémoire familiale,

  • l’opportunité de retrouver un cousin oublié,

  • et tant d’autres attentes encore à rencontrer … 

En conclusion :

Cette recette mensuelle moyenne :

  • n’avait jamais fait auparavant l’objet d’une estimation ;

  • repose volontairement sur des paramètres exagérément mais volontairement prudents (car on considère que les familles avec enfants ne souhaitent évidemment pas toutes bénéficier d’une prestation de généalogiste professionnel) ;

  • peut dans ces conditions plus que raisonnablement être fixée  à 4 634€ /mois pendant 5 ans.

Vous avez noté l’intérêt de :

  • recycler la généalogie gratuite à votre profit ;

  • enrichir vos prestations en proposant votre propre « expérience-client » à l’abri de toute concurrence.

À vous de jouer !

  • Soit vous percevez déjà régulièrement une telle recette :

  • Soit vous avez un manque à gagner et vous souhaitez dès que possible réaliser au moins cette recette :

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